Zones de rusticité .


Dans les articles descriptifs des plantes, on parle fréquemment de zones de rusticité. Voici quelques explications brèves trouvées sur le @net et ailleurs.

tableau des zones de rusticité

Voir les cartes ICI

Comment ces zones sont-elles définies ?
- La répartition des différentes zones est faite en fonction des températures minimales moyennes rencontrées dans une région, pendant les années exceptionnellement froides, les thermomètres pourront donc afficher des températures légèrement inférieures à celles données dans le tableau, de plus, d’autres facteurs entrent en ligne de compte dans le phénomène des gelées, il faut donc relativiser cette information qui vous donne simplement une idée sur la possibilité d’acclimatation d’une plante dans votre jardin.
- Bien sûr, une plante dont on dit qu’elle est rustique en zone 9, est susceptible de pousser en zone 10 ou 11 et elle pourra être essayée en zone 8 en réunissant un maximum de conditions favorables à sa culture.
- Enfin, sans parler de véritables microclimats, sachez que dans un même village et même dans votre propre jardin, les températures peuvent varier de quelques degrés.
Située en bas d’un talus formant une cuvette ou en plein courant d’air, une plante subira des températures moins élevées qu’au pied d’un mur protecteur ou sous le couvert d’un arbre.
En recouvrant vos plantes un peu limites par un épais paillis, vous gagnerez quelques degrés nécessaires à sa survie.
Pour connaître les zones les plus froides et les plus chaudes de votre jardin, il vous suffira d’observer et de noter la rapidité de la fonte des neiges

nature

Le froid qui fait du bien
- Tous les jardiniers ont pesté contre la vague de froid qui un jour a fait mourir leur laurier rose ou leur palmier préféré et pourtant le froid, certaines plantes ne peuvent pas s’en passer.
- La vernalisation, c’est le nom que l’on donne à ce besoin de froid qu’ont certaines plantes pour pouvoir fleurir. Le phénomène est bien connu et il est même reproduit artificiellement par certains horticulteurs afin d’obtenir des tulipes fleuries au mois de décembre par exemple.

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Les gelées
- On distingue deux types de gelées :

  • Les gelées d’hiver ou gelées noires :
    - Elles sont dues à l’arrivée de masse d’air froid, c’est souvent l’arrivée brutale de ces masses d’air qui cause les dégâts les plus graves, c’est-à-dire la formation de cristaux de glace à l’intérieur de la cellule même ce qui entraîne sa mort. Si le froid arrive de manière progressive, la plante se mettra petit à petit en repos végétatif (C’est ce qu’on appelle la dormance ) et le froid aura alors beaucoup moins d’incidence. Dans ce cas là, les cellules se vident partiellement de leur eau et les cristaux de glace se forment à ce moment là dans les méats intercellulaires (Espace entre les cellules ). Les tissus de la plante résistent à cette perte en eau et supportent la présence des cristaux dans les méats. Au dégel, l’eau est réabsorbée par les cellules. Un dégel trop rapide entraînera également des dégâts. Une brusque augmentation de la température n’est pas souhaitable, il faudra donc éviter les expositions plein sud et est pour les plantes trop gélives.
  • Les gelées de printemps ou gelées blanches :
    - Les gelées blanches sont des refroidissements nocturnes dangereux car ils se produisent souvent quand la végétation a déjà démarré.

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Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte dans ce phénomène :

  • L’absence de nuages . Les pertes de chaleur par rayonnement sont maximales car non retenues par la couche de nuages , un couvert végétal assez dense pourra jouer le même rôle.

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  • Le vent est une arme à double tranchant ; si le jardin concerné se trouve dans une cuvette où l’air froid, plus lourd que l’air chaud, va stagner, le vent servira à évacuer l’air froid indésirable. La ventilation est d’ailleurs une technique de lutte contre le gel dans les cultures situées dans les vallons. Ailleurs il sera un inconvénient ; le sol se refroidissant moins vite que l’air, aura tendance à réchauffer l’air qui se trouve à son contact ; le vent, lui, chassera cet air chaud pour le remplacer par de l’air froid. L’installation de haies brises vents orientées en fonction des vents dominants réduira considérablement les effets néfastes du vent.

fleurs

  • Un sol tassé et nu réduira les effets du gel en permettant à la chaleur emmagasinée dans les couches profondes de remonter. Les paillages et le travail du sol sont à éviter en hiver.

Canards

  • L’humidité du sol favorise la remontée de la chaleur des couches profondes, elle devient un facteur aggravant des gelées en présence de vent qui provoque alors l’évaporation de l’eau et consomme de la chaleur donc abaisse la température. Un bon drainage du sol est souvent préférable.
  • L’humidité de l’air. On entend souvent dire qu’une humidité atmosphérique importante accentue les effets du gel ; l’aspersion d’eau sur les plantes constitue bel et bien une méthode de lutte contre le froid ( 1 gramme d’eau libère 80 calories en se congelant ). Cette technique est employée dans les vergers par exemple, son principe est de commencer l’aspersion dès que la température descend en dessous de 0°C et de n’arrêter que quand la glace commence à fondre. La glace maintient alors la température de la plante à 0°C et empêche donc le gel.

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Cette méthode parfaitement inapplicable dans un jardin d’agrément a également deux autres défauts .
- Elle gorge le sol d’eau ce qui n’est pas forcément souhaitable et peut entraîner des problèmes d’asphyxie des racines .
- Elle maintient la température de la plante à 0°C jusqu’à ce que la glace ait complètement fondu or la durée du froid est un facteur déterminant particulièrement chez les plantes dont la rusticité est de quelques degrés autour de zéro pour lesquelles on aura tout intérêt à ce que la température ne reste pas trop longtemps autour de cette valeur là .
- L’humidité de l’air n’est de toute façon pas une donnée que l’on peut maîtriser, il n’y a donc rien à faire pour intervenir à part peut-être pour certaines succulentes. L’Agave utahensis par exemple est une plante qui a une bonne résistance au froid ( Autour de -20°C environ ) en conditions désertiques, mais elle est pourtant bien difficilement acclimatable dans des régions aux hivers pluvieux. La mise en place d’un abri pour la protéger de l’eau (Précipitations et condensation de l’eau sur le feuillage ) peut être une solution pour la cultiver.

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  • L’exposition . Comme nous l’avons vu précédemment , l’air froid plus lourd que l’air chaud , s’accumule dans les vallons , ces endroits sont parfois appelés les creux à gel . Quand le choix est possible , on plantera de préférence les plantes gélives à flanc de coteau .

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  • Durée du froid et réchauffement diurne . Une plante ne meurt pas en quelques secondes quand la température passe admettons de -4 à -5°C . Une pointe de une heure à -5°C avec un réchauffement à +10°C le jour n’aura absolument pas les même conséquences que deux ou trois heures -5°C avec un réchauffement diurne à 0°C ; il est évident que dans le premier cas la plante s’en sortira beaucoup mieux.

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  • Période de plantation. Si l’automne constitue une période propice aux plantations de bon nombre de plantes, le printemps reste préférable pour la plantation des espèces ayant une faible rusticité afin qu’elles aient le temps de s’implanter et s’habituer progressivement à leurs nouvelles conditions.

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