Prairie-pelouse


Nombre de prairies-pelouses naturelles, là où il en existe encore, suscitent l’admiration par leur aspect souple, la variété des couleurs qui s’y trouvent, offertes par tant de plantes à fleurs que par les graminées et l’inimitable jeu des lumières. Il est donc bien tentant d’en installer une chez soi. Mais une prairie n’est pas belle toute l’année ! Dans la nature, c’est sa grande surface qui lui permet d’offrir une telle richesse à l’oeil. Juin marque son apothéose quand graminées, coquelicots et autres annuelles sont en fleurs. Mais, le reste de l’année, l’aspect est moins brillant.

Prairie

Pour obtenir le meilleur de cette prairie dans un jardin, on y ajoutera des éléments décoratifs qui lui donneront un peu de piment.

Il ne suffit pas de labourer le terrain et d’attendre que les herbes le colonisent, comme on serait tenté de le croire. Au contraire, on préparera le sol comme pour un gazon et on y sèmera un mélange de graminées appropriées auxquelles on pourra mêler des fleurs annuelles rustiques telles que les bleuets et les pieds-d’alouette. On y adjoindra, de place en place, quelques plantes vivaces peu sophistiquées comme la reine des prés.

Prairie

Les plantes bulbeuses trouvent dans les prairies un écrin particulièrement réussi. Malheureusement, beaucoup d’amateurs se trompent d’herbes et de bulbes. Les plantes bulbeuses, comme les autres, vivent de leur feuillage, et elles meurent si on le supprime. Leur présence est donc incompatible avec les vrais gazons tondus fréquemment. De même, certains bulbes ne supportent pas, ou mal, la concurrence que leur font les herbes vigoureuses. C’est le cas de nombreux crocus. Mais, dans une prairies où les racines des herbes sont plus profondes et les herbes plus espacées, les crocus prospèrent fort bien.

Prairie-pelouse

La prairie peut parfaitement accueillir de nombreuses plantes à bulbes, dont la végétation conviendra aux trois tontes annuelles qu’elle requiert.
- Le printemps verra s’épanouir les perce-neige et les éranthis en février, les crocus en mars, les narcisses et les nivéoles en avril, les iris d’Angleterre et les camassias en mai et juin, par exemple. Ces plantes sont en plus adaptées aux différentes hauteurs de l’herbe suivant la saison. Les plantes courtes fleurissent quand l’herbe est encore assez basse, les moyennes quand elle pousse, les grandes quand elle est haute... On notera un regain en septembre et en octobre avec les colchiques, les crocus d’automne et les sternbergias, dont les feuillages apparaissent au printemps suivant.

Prairie naturelle

Les tontes seront adaptées au rythme de vie de toutes ces plantes. Une première tonte intervient au début d’août, suivie d’un bon arrosage. La seconde tonte aura lieu avant la pousse des fleurs d’automne, soit fin août. La dernière tonte s’effectuera en novembre, en veillant à ne pas faucher les courtes feuilles des bulbes. Dans le pire des cas, on évitera simplement les zones où ils se trouvent.

Flambé

Pour chacune de ces tontes, la tondeuse sera placée en position la plus haute. On effectuera une seconde tonte en position moyenne huit jours plus tard. La tonte d’août peut, en prairie vigoureuse, se révéler difficile. On aura alors recours à la débroussailleuse avant d’effectuer "le premier tour".

Belle-dame


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