Les tuteurs


Un tuteur est un support auquel on fixe une plante trop faible ou souple pour se supporter elle-même.

Les meilleurs tuteurs sont en bois d’acacia, frêne, châtaignier ou noisetier. On les plante dans le sol dans le sens contraire à celui de leur croissance naturelle ( bref, à l’envers ! ), on limitera ainsi les ravages du temps, car les moisissures monteront peu dans les vaisseaux du bois.

lampe à souder

Faites durer vos tuteurs.
- À l’aide d’une petite lampe à souder, passez vivement leur base à la flamme ; il faut juste roussir le bois, sans insister, afin de ne pas risquer de le brûler. Pour réaliser ce travail, utilisez d’épais gants de cuir.
- Si les piquets ne sont pas plantés près des racines, on peut aussi tremper leur base dans du goudron, qui lutte contre l’humidité et les champignons parasites, ou encore dans de l’eau de Javel, mais les effets seront moins durables.

Pour pouvoir réutiliser les tuteurs d’une année sur l’autre, les désinfecter soigneusement en trempant leur base dans une solution concentrée de bouillie bordelaise (compter 3 cuillerées à soupe de poudre à diluer dans 10 litres d’eau). Attention à vos yeux

Tuteurs invisibles.
- Les peindre en vert, utiliser des liens en raphia synthétique vert et des morceaux de filet de nylon à larges mailles, également verts.

Attention à vos yeux :
- Les tuteurs de moins de 1,50m sont dangereux lorsqu’on jardine. Penser à placer une protection à leur extrémité supérieure : une petite figurine de terre cuite ou, à défaut, un bouchon de liège ou une boulette de pâte à modeler, à laquelle on peut donner la forme qu’on veut.

La bonne attache.
- Elle doit être très solide pour résister aux coups de vent et aux intempéries mais ne doit pas blesser la plante.

-  Trois bons trucs :

  • une attache de plastique, vendue dans le commerce,

attache de plastique

  • un vieux bas ou collant,

un vieux bas ou collant,

  • une large bande de caoutchouc (chambre à air) ou de plastique épais fixée avec du fil de fer bien serré.

bande de caoutchouc

Lien pratique.
- Procurez-vous un rouleau de Velcro vert dans une jardinerie. Ce Velcro maintiendra bien la plante sur son tuteur et aura l’avantage de disparaître dans la verdure du feuillage.

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velcro

Pour les tiges fleuries très lourdes
- Iris, delphinium, glaïeul, chrysanthème ... , il y a trois possibilités. ficher en terre une tige de bambou et accrocher la tige avec une ficelle en formant un 8 ; planter une tige métallique et caler la tige dans une fourche ; ou attacher la tige fleurie avec une boucle en fil de fer.

Pour les tiges fleuries

- Vouloir tuteurer soigneusement les plantes plus petites (œillets, tulipes ... ) est infiniment plus fastidieux. On procède alors en grand en tendant horizontalement un filet à larges mailles, en nylon, au dessus des cultures en début de saison. Les piquets auront un tiers environ de la hauteur des plantes adultes. Il est sage d’assurer la tenue des plantes plus lourdes en tendant également une ficelle sur tout le pourtour du filet. Dans les régions ventées et pour les plantes très lourdes, on tend des fils de fer entre les piquets et, entre eux, des ficelles solides en losanges.

pour les petites fleurs

- Pour ne pas défigurer un massif de vivaces, on installera dès la plantation, des tubes de plastique de 15 à 20cm enfoncés dans la terre et dépassant de 5cm, au pied des végétaux. Il suffira d’y glisser des tuteurs quand la nécessité s’en fera sentir. Cette astuce ne résout pas tous les problèmes de tuteurage, mais permet d’en éliminer beaucoup.

tubes de plastique


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