Le repiquage


L’action de repiquer permet aux jeunes plantules de développer plus de racines et de s’endurcir.
- Ce premier repiquage s’opère le plus souvent à l’abri, en caissettes.
- Pour un repiquage en pleine terre, les plantules doivent être endurcies auparavant par un premier repiquage. Opérer par temps couvert ou en fin de journée, éviter le plein soleil.
- Arroser légèrement quelques heures avant le prélèvement des plantules à repiquer. Elles se tiendront mieux, bien droites, et souffriront moins de ce traumatisme.

JPEG - 39.3 ko
Attention à la casse

Le secret de la réussite
- un premier repiquage très précoce dès que les plantules issues de semis peuvent être manipulées. Si on les laisse trop longtemps, les plantules, serrées, vont s’étioler, durcir et monter très vite en graine. Lorsqu’elles ont trois feuilles, les plantules peuvent être manipulées délicatement sans crainte.
- Enfoncer correctement les racines dans le trou, sans les plier. Si elles sont trop longues, les pincer avec les ongles pour les raccourcir. Pour coller la terre aux racines, arroser délicatement : la terre sera entraînée par l’eau et comblera le trou.

Attention à la casse
- Les jeunes plantules sont très fragiles. Il faut les manier avec précaution. Pour les déraciner, ne pas tirer dessus. Utiliser une fourchette à escargots (à deux dents). Ne pas toucher la tige pour éviter de l’écraser entre les doigts, mais tenir chaque plantule par une feuille.

Plus productif
- Les plantes potagères semblent produire plus de fleurs, et donc plus de fruits, lorsqu’elles ont été repiquées à racines nues. Pour les espèces délicates, cependant, préférer un repiquage avec une motte bien humide, ou la culture en petits pots de tourbe qui se délitent en terre.

JPEG - 44.2 ko
Habiller le poireau

Habiller le poireau
- A l’aide d’une lame bien tranchante ou de bons ciseaux, couper une partie du chevelu des racines ainsi que la pointe des feuilles avant le repiquage. De nouvelles racines seront émises grâce à cette intervention, qui facilitera la reprise.

Pas de repiquage
- pour les plantes à racines pivotantes, elles ne supportent pas le moindre déplacement. C’est le cas de nombreuses légumineuses (genêt, lupin ...) mais aussi des eschscholzias, nigelles, clarkias... . A semer directement en place.

JPEG - 41.3 ko
Sauvetage des plants étiolés

Sauvetage des plants étiolés
- Il ne faut pas jeter les plus beaux, les enfoncer davantage dans la terre jusqu’à ce qu’ils retrouvent une hauteur normale. Pour ne pas faire un trou trop profond, on peut les incliner dans le trou.

Tâche facilitée
- Fabriquer une planche-gabarit en clouant des bouchons sur une planchette à intervalles réguliers et en quinconce. Le jour du repiquage, marquer le sol meuble et bien travaillé en plaçant la planche à l’endroit choisi, poser les pieds dessus : les trous sont faits, les distances respectées.

JPEG - 57 ko
Gabarit pour le repiquage

Les différents types de repiquages

- Repiquage flottant :

  • Le repiquage flottant convient bien aux artichauts, betteraves, cardons, chicorées, fraisiers, laitues, pissenlit, poirée ... . Le cœur n’est pas enterré, la jeune plante va parfois retomber sur le sol avant de reprendre vigueur.

- Repiquage assez profond :

  • Ce repiquage donne de bons résultats avec : chou, concombre, cornichon, courgette, melon... . La plante est enterrée jusqu’à la base des deux premières feuilles, les cotylédons sont enterrés.

Repiquage profond :

  • Ce repiquage est recommandé pour : aubergine, piment, poireau, poivron, tomate. Les premières feuilles sont enterrées au maximum. Souvent, de nouvelles racines pousseront sur la portion de tige enterrée, et elles alimenteront la plante.

Commentaires

Navigation

Articles de la rubrique