La terre

Partie utile

Lorsqu’on jardine, on n’utilise que la partie très superficielle de la couche terrestre. Les plantes ne s’enfoncent, en effet que fort peu dans la terre en comparaison du volume et de la profondeur disponibles. Mais cette mince pellicule de croûte terrestre que constitue le sol est la plus fragile, la plus instable et la plus évolutive qui soit. Le sol est vivant.

Sa fertilité repose sur sa richesse en micro-organismes. Or, pour se développer, ces derniers ont besoin d’eau , d’air, de nourriture et de conditions physico-chimiques favorables. La première tâche du jardinier est donc de conserver cette fertilité, mais aussi de l’entretenir, de l’enrichir et de la renouveler, car elle se déprécie vite.

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sol calcaire en coupe

Les sols sont multiples, et leur différences sont liées aux conditions géologiques de l’endroit :
- Les sols alluvionnaires, souvent les plus fertiles, se sont concentrés dans les vallées. Profonds et friables, souvent assez fins, on les rencontre un peu partout en France, pays riche en fleuves et rivières.
- Des sols sédimentaires, plus anciens, sont apparus au moment du recul des eaux dans les régions de plaines submergées.
- Les sols les plus anciens, d’origine volcanique, sont les plus pauvres. Ces terres arides et caillouteuses se distinguent par une couche arable peu profonde.

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Sol calcaire sec

- Les terres calcaires, datent de l’époque secondaire, quand les mers se sont retirées et abandonné des calcaires coquilliers, vestiges d’animaux marins.

En fonction des plissements, glissements, effondrements et autres mouvements de la croûte terrestre, les terres se sont mélangées, modelées, diversifiées : il ne suffit pas de se contenter d’observer les phénomènes géologiques pour déterminer la nature d’un sol.
- Par ailleurs, des siècles de traditions agricoles ont fait évoluer certaines terres de manière radicale.

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Sol ferrugineux

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