Chèvrefeuille

Lonicera

Les chèvrefeuilles ne sont pas tous des plantes grimpantes à tiges volubiles. Il existe quelques espèces arbustives à feuilles caduques opposées ou à feuilles persistantes.
Les chèvrefeuilles grimpants seront précieux pour décorer ou masquer murs et clôtures au nord ou en situation ombragée.

- Lonicera sempervirens ou chèvrefeuille toujours vert est une plante vigoureuse, semi-persistante, au beau feuillage, dont les fleurs de 4 à 5 cm de long, rouge orangé à l’extérieur, jaunes à l’intérieur, s’ouvrent de mai à l’automne. Elle porte des baies écarlates, à partir d’octobre.

Lonicera periclymenum

- Lonicera periclymenum, chèvrefeuille des bois, haut de 3 à 4 m, porte des feuilles de 4 à 6 cm de long.

  • Les fleurs, en longues corolles, blanc crème dedans, jaune pourpré dehors, très parfumées, apparaissent en bouquets terminaux de juin à septembre. Des baies rouges leur succèdent.
  • "Belgica", chèvrefeuille de Hollande, est plus buissonnant et plus hâtif que le type. Il fleurit en mai juin avec une remontée en été.
  • "Serotina", chèvrefeuille d’Allemagne, a des feuilles plus étroites et une floraison plus tardive que le type, en août-septembre.

- Lonicera japonica, chèvrefeuille du Japon, haut de 6 à 9 m, est très vigoureux. Les fleurs, parfumées, de 2 à 5cm de longueur, blanches, virent au jaune strié de rose à partir de juin jusqu’à l’automne. Le parfum est très sensible la nuit. Le chèvrefeuille du Japon est la seule plante grimpante à feuillage persistant pour la moitié nord de la France.

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Chèvrefeuille

- Lonicera tragophylla est une superbe grimpante à larges feuilles gris bleuté de 10 cm d’envergure. Les fleurs, de 6 à 9 cm de long, jaunes d’or, qui apparaissent en juin juillet en gros bouquets, sont suivis de baies rouges.

Les chèvrefeuilles aiment un sol fertile, riche en humus qui retient l’eau. Ils s’adaptent à toutes les situations, fleurissant librement au soleil mais se comportant très honorablement à l’ombre.

Pour la multiplication, prélever des bouts de tiges de 15 cm de longueur en été, les planter dans de la tourbe mêlée au sable humide.

Il est important de signaler la toxicité des baies rouges qui apparaissent, après les fleurs, à l’aisselle des feuilles de cet arbrisseau à l’odeur agréable. Les baies de chèvrefeuille peuvent provoquer des troubles digestifs, de la diarrhée, des vomissements, et même, chez les enfants, des convulsions. On ignore le principe qui détermine ces empoisonnements.


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