Le semis à la maison
C’est la manière la plus simple et la plus classique , pour l’amateur, de réaliser le semis sous abri. La chaleur naturelle de la maison est tout à fait propice au développement des graines.
Les semis s’effectuent en terrines, caissettes, barquettes, même en pots ou en godets de tourbe. Une terre légère est indispensable pour favoriser l’enracinement. On trouve dans le commerce des terreaux pour semis qui conviennent à peu près bien, mais il vaut mieux leur ajouter 20% de sable lorsqu’on sème des graines très fines. Un mélange à parts égales de sable et de tourbe va très bien. Ce substrat est quasiment inerte, le repiquage doit avoir lieu au plus tôt.
Il est important de placer les récipients de semis le plus près possible d’une baie vitrée, en les protégeant des rayons du soleil par un voile, faute de quoi les plantules s’étioleront rapidement.
Le semis sous châssis
C’est le semis en pleine terre avec protection, soit châssis vitré, soit tunnel en plastique.
Le châssis idéal est composé de deux vitrages indépendants, et doit mesurer 1,35 m de large sur 2,60 m de long. Sa hauteur est de 20 cm sur le devant (sud) et 30 cm sur l’arrière pour former une pente douce bien exposée aux rayons solaires et permettant l’écoulement de l’eau.
La différence avec les autres modes de semis concerne la terre, qui doit être considérablement allégée au moyen de sable et de tourbe, de manière que la forte humidité inévitable sous verre ou sous matière plastique, ne provoque pas de pourritures et, en particulier, la terrible fonte des semis. La meilleure solution est de surfacer le sol sur 5 cm d’épaisseur avec un mélange tourbe- sable, mélangés par moitié.
Quand il ne fait pas trop froid dans la journée, il est conseillé d’aérer le châssis le plus possible et de bien le protéger par des paillassons s’il y a risque de gel.
Il existe des systèmes de câbles chauffants que l’on place dans le sol, sans danger car ils fonctionnent à basse tension et permettent une levée rapide des graines. Lorsqu’on utilise ce type de chauffage d’appoint, il ne faut pas oublier de l’arrêter dès que les graines ont levé, sinon les plantules se développent exagérément et s’étiolent en quelques jours.
La couche chaude est un coffre en bois ou en maçonnerie de 60 cm de profondeur, qui est rempli par couches successives :
Pour l’aération et permettre au terreau de sécher un peu, poser une cale entre le coffre et le châssis.
Entre le terreau et le châssis, il doit rester 15 cm minimum d’espace.
Au bout de deux à trois jours, on peut faire les semis.
La chaleur est produite par la fermentation des matières organiques sous le terreau.