Si une pelouse n’a pas été tondue pendant un certain temps et a beaucoup poussé, il ne faut en aucun cas tenter de rattraper cet oubli par une tonte rase : il ne resterait que des chaumes qui se dessécheraient, et on obtiendrait un tapis-brosse jaune pendant au moins quinze jours. Au contraire, on doit placer la tondeuse en position très haute, quitte à tondre un peu plus court la fois suivante, jusqu’à ce qu’on rattrape le niveau recherché.
pour que la tonte ne devienne pas un parcours du combattant, ne disséminez pas les obstacles (plate-bande, arbre, banc, massif, statue, fontaine ...) au centre de la pelouse : regroupez plutôt les éléments dans un seul lieu, et si possible sur les bords de terrain. Limitez-vous à 1 ou 2 obstacles centraux.
Les tondeuses
La gamme de matériels est remarquablement étendue, si bien qu’il existe des tondeuses pour toutes les surfaces et toutes les situations. Il convient de proportionner le matériel à l’usage requis. On n’utilisera pas une tondeuse auto-portée sur une surface de 100 mètres carrés, de même qu’une tondeuse mécanique , à rouleau, ailleurs que sur un tout petit carré, sera inefficace et épuisante ! Les tondeuses auto-tractées sont parfaites, en particulier pour les terrains vallonnés. En général, les tondeuses à moteur à lame rotative, sur roue ou sur coussin d’air, conviennent.
Après la tonte, il faut ramasser les déchets, sinon ils asphyxieront l’herbe qu’ils recouvrent. Certaines tondeuses s’en chargent elles-mêmes en les récupérant dans un panier. Les déchets seront mis à composter, de préférence mélangés à d’autres déchets végétaux. Quelle que soit la saison, on portera, pour tondre, des chaussures aux bouts solides, bottes ou sabots, car les accidents sont encore fréquents.
La tonte autour des obstacles (bancs, pierres, arbres) et sur les bordures s’effectue à l’aide d’appareils électriques légers munis d’un fil de nylon en guise de lame. on peut également utiliser les coupe-bordures, électriques ou manuels.
-Tondeuse à lame hélicoïdale manuelle :
-Tondeuse à fil :
-Tondeuse électrique sur coussin d’air :
-Tondeuse thermique poussée (deux temps) :
-Tondeuse thermique tractée (quatre temps) :
-Tondeuse thermique auto-portée :
-Tondeuse thermique à cylindre :
Respectez le règlement communal, afin de ne pas nuire aux voisins avec le bruit occasionné par la tondeuse.
Après utilisation, nettoyez très soigneusement votre tondeuse à l’aide d’une raclette en plastique. Vous éviterez le bourrage, cause de fatigue du moteur, et retarderez l’usure du carter. Laissez bien sécher la tondeuse avant de la ranger.
L’entretien
Pour lui garder son bel aspect et gagner du temps, on tond la pelouse bande après bande, et non de manière anarchique. Si elle affecte une forme irrégulière, on peut soit en suivre les contours, soit la diviser à l’œil, en figures géométriques simples, tondues les unes après les autres.
Une pelouse jeune sera toujours ravissante. Mais, après quelque temps, inévitablement, les mauvaises herbes réapparaîtront. On lutte contre ces indésirables à l’aide de désherbants sélectifs appliqués à la belle saison, quelques jours avant une tonte, jamais après. On peut aussi, pour les plus coriaces dotées de racines pivotantes, utiliser un tire-racines manuel ou une gouge à asperges, ou attendre qu’il ait plu pour que les racines "viennent" bien.
La mousse ne devrait , théoriquement, jamais apparaître dans un gazon bien tondu, bien roulé, bien engraissé, bien arrosé, bien drainé et bien aéré. Si elle pousse, on la détruira au printemps en appliquant du sulfate de fer, épandu directement, ou dilué dans de l’eau à raison d’une poignée pour un arrosoir (10 litres). Sous son action, l’herbe roussit un peu, mais se remet très vite. La mousse, en revanche, est brûlée. Après, par temps sec, on passera le râteau scarificateur. La mousse ainsi récupérée doit être éliminée systématiquement par le feu, ou jetée, car elle peut encore se reproduire à ce stade.
Le râteau scarificateur ou, pour les grandes surfaces, le scarificateur sur roues, passé en septembre, coupe les stolons des herbes qu’il oblige ainsi à s’affranchir. On obtiendra alors un gazon plus épais, tout en éliminant les chaumes anciens.
Pour accentuer l’enracinement, il convient également de passer le rouleau une ou deux fois par mois. Afin d’éviter que le sol ne se compacte, on l’aère en automne. Pour une petite surface, on utilise une simple fourche à bêcher. Pour une surface plus grande, on peut se servir de semelles spéciales, munies de longues pointes fixées aux chaussures. En marchant tout simplement sur la pelouse, on effectue le travail sans effort. Enfin, pour des surfaces plus importantes, on utilisera le rouleau aérateur, muni lui aussi de pointes.
Il faut régulièrement enrichir la pelouse, car elle épuise rapidement le sol. En automne, on saupoudre la surface de terreau, en veillant bien à ne pas enfouir complètement l’herbe. Un petit coup de râteau ou balai à herbes, peaufinera l’opération.
L’herbe conquiert rapidement le terreau, qui devient en peu de temps partie intégrante du sol. Cette fumure n’est pas suffisante, et il faut apporter en outre des engrais. On épand ceux-ci au printemps.
On veillera à épandre ces engrais légèrement, en suivant, pour les quantités, les instructions du fabricant. Une dose trop forte aurait pour effet de brûler le gazon au lieu de l’enrichir. On peut, par précaution, procéder en deux fois, à quinze jours d’intervalle. On n’épand d’engrais en automne que sur un gazon épuisé. La composition retenue alors comportera peu d’azote, mais beaucoup de phosphates.
L’herbe a tendance à conquérir les espaces tels qu’allées et plates-bandes avoisinantes. On palliera cet inconvénient en dressant les bordures, c’est à dire en les redessinant une fois l’an, à l’aide d’une bêche ou d’un dresse-bordure.
Une fois l’an également, au printemps de préférence, on corrige les défauts de surface de la pelouse. Ces défauts sont consécutifs à un oubli au moment de la préparation du sol ou apparaissent après l’hiver, la terre s’étant tassée ou crevassée.
Après une tonte, les différences de hauteur de l’herbe mettent les reliefs en valeur. Les buttes seront arasées à la pelle ; les cuvettes ou fissures comblées avec de la terre finement émiettée et mêlée de terreau. On réensemence ensuite les emplacements travaillés.
Un gazon, même bien entretenu, aura une durée de vie d’une dizaine d’années, laps de temps après lequel il faudra labourer le sol et recommencer le semis.