Entretien des rosiers

et multiplication.

Ces merveilleuses fleurs demandent toute l’attention du jardinier qui veut en profiter au maximum. Les soins dispensés à ces arbustes seront compensés par une floraison extraordinaire aux parfums délicats.

Polyanthas

L’entretien courant consiste à :
- biner et sarcler les mauvaises herbes,
- arroser si c’est nécessaire (pas sur le feuillage)
- couper les fleurs fanées
- fertiliser et traiter contre les parasites et les maladies.

Les parasites les plus fréquents sont les pucerons ; ils s’agglutinent sous les boutons floraux et se multiplient très rapidement. Des traitements répétés sont nécessaires pour les éliminer.
- Différentes espèces de chenilles peuvent, par ailleurs, dévorer les feuilles et les jeunes pousses en provoquant parfois l’enroulement des feuilles.
- Enfin, les araignées rouges attaquent souvent le feuillage en période chaude et sèche.

Les maladies les plus fréquentes chez les rosiers sont des maladies cryptogamiques telles l’oïdium ou "blanc", la rouille et le marsonia, appelé aussi la maladie des taches noires. L’oïdium forme un feutrage blanchâtre qui recouvre les feuilles et les jeunes pousses. Les rosiers grimpants y sont particulièrement sensibles. La rouille se caractérise, en été, par des taches jaunâtres à la face supérieure des feuilles, tandis que la face inférieure se piquète de pustules brun orangé. Quant au marsonia, il forme des taches d’un noir violacé sur le feuillage et peut entraîner sa chute prématurée.

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On peut multiplier les rosiers par semis, bouturage ou greffage.
- Le semis convient aux espèces botaniques et se pratique en terrine, sous châssis froid, en octobre, lorsque les fruits sont mûrs.
- Le bouturage est plutôt destiné aux espèces et aux hybrides simples, aux rosiers arbustes et grimpants anciens, ainsi qu’aux rosiers miniatures. En août-septembre, on prélève des boutures à talon sur des tiges latérales n’ayant pas porté de fleurs.
- Mais la méthode traditionnelle, surtout utilisée par les professionnels, demeure le greffage et plus précisément l’écussonnage, c’est à dire la greffe d’un œil de la variété désirée sur un porte-greffe qui est, en général, une espèce sauvage (Rosa canina, Rosa multiflora)

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Astuce :
- Une tige vigoureuse, prélevée au cours de l’été, fera aussi l’affaire. Elle ne sera ni lignifiée ni fleurie. Supprimer les feuilles du bas de la tige en laissant un petit bout du pétiole. Entailler la base de la tige en croix à l’aide d’une lame et glisser un grain de blé dans cette fente. Ligaturer, laisser tremper une nuit dans un verre d’eau, puis repiquer dans un pot empli d’un mélange de sable et de terre en parties égales. Maintenir à l’étouffée un mois au moins. Grâce à ce traitement la reprise sera plus facile. Protéger la bouture du froid en hiver en la plaçant sous châssis froid.


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