Acquisition d’un bonsaï


C’est en jardinerie ou chez un pépiniériste en bonsaï qu’on ira voir en premier si on souhaite acquérir un bonsaï : un vrai beau bonsaï coûte très cher !

On ne connait pas toutes les astuces et tours de main des professionnels de l’art du bonsaï, mais pourquoi ne pas tenter d’en produire un soi-même ?

Prélever un arbuste dans la nature, en forêt, est interdit. Sur un terrain privé, avec l’accord du propriétaire, c’est permis.

Ces méthodes de formation de bonsaï se réalisent uniquement en pleine terre. Les plantes ne sont mises en pot qu’après la formation, ils sont sains et vigoureux.

Par prélèvement d’un spécimen
- Ou l’achat d’une jeune plante pour haie, par exemple (cotoneaster, buis, genévrier, cyprès...)
- Ce genre de prélèvement se fait de préférence au printemps : déterrer le jeune arbuste en lui laissant une bonne motte de terre autour des racines. Le replanter dans un premier temps dans le jardin, l’arroser comme n’importe quelle nouvelle plantation et surveiller la reprise.
- Si la forme de ce buisson est harmonieuse, on peut lui faire une taille de structure :

  • Cette opération consiste à tailler les branches pour sculpter le bonsaï, les règles sont les mêmes que pour les arbustes du jardin, le résultat doit être équilibré et bien proportionné. Commencer par une forme simple et classique, Chokkan par exemple.
    - Entretenir cette taille de structure tout au long d’une période de 4 à 5 ans.
    - Si cet arbuste est un feuillu, le déterrer en automne, dégager ses racines, les tailler en commençant par la racine pivotante centrale que l’on rabat à 3 ou 4 cm sous le collet, les autres racines seront raccourcies à la longueur des branches basses de l’arbuste. Si c’est un conifère, faire cette opération en fin d’hiver.
    - Replanter l’arbuste en pleine terre et l’entretenir comme au début : taille d’entretien, arrosages, engrais... .
    - Au bout d’une dizaine d’années, on a un gros tronc, un petit arbre que l’on redéterre, on retaille les racines : le diamètre de la touffe de racines sera plus petit que la couronne du bonsaï. C’est le moment de lui trouver un joli pot pour l’y planter.
    - La hauteur de l’arbre égale six fois le diamètre du tronc. Le tronc est conique, s’amincit progressivement du collet à la cime.
    - Continuer l’entretien comme au début en pleine terre, en diluant à 20% la dose d’engrais distribuée (engrais pour plantes vertes) et en arrosant plus souvent, la motte ne doit pas se dessécher.
    - Pour les règles concernant la forme du bonsaï, il faut se documenter dans un livre ou sur un site traitant les bonsaï. Mais l’imagination du créateur vaut bien une dérogation aux règles
    - Le plus important est de produire une forme naturelle : les espaces entre les branches diminuent progressivement vers la cime du bonsaï, comme un arbre dans son milieu naturel.

Forme harmonieuse

Par semis :
- Semer au printemps, mars-avril des graines qu’on aura choisies : noyer, noisetier, platane, érable, cotoneaster, marronnier, etc... Laisser grandir pendant 2 ou 3 ans.

genévrier

- L’année suivante, en février, commencer sa taille de formation en l’étêtant au dessus du premier gros rameau horizontal, à environ 6 cm du collet. Pincer ce rameau à son extrémité, au dessus d’un œil, pour lui laisser environ 4 à 5 cm de longueur ; ce rameau sera le prolongement du tronc qui dévie ainsi naturellement par rapport à sa base. Donner régulièrement un peu d’engrais à ce drôle de buisson durant l’année. Des rameaux se développeront à l’endroit où la plante a été étêtée ainsi qu’au bout de la branche raccourcie.
- La cinquième année, on étête le rameau terminal ; on élimine tous les rameaux trop grêles qui se sont développés aux cicatrices des différentes interventions en sélectionnant les futures branches du bonsaï. Essayer de former les branches de la base en les ouvrant d’un angle de 60° environ, la première sera la plus longue, en évitant d’en faire partir deux l’une au dessus de l’autre. La structure du bonsaï est faite. Ne pas faire faire plus de 3 courbes au tronc, le résultat ne serait pas bien.
- La sixième année, le déterrer pour lui tailler ses racines (voir ci-dessus)
- Le laisser en pleine terre pendant 2 à 3 ans encore avant de le planter dans un pot.
- Au rempotage, observer le bonsaï : la branche la plus basse sera placée à droite, la deuxième, à l’arrière, la troisième à gauche, la quatrième vers l’avant et ainsi de suite, en spirale jusqu’à la cime.
L’entretenir en le taillant régulièrement aux ciseaux.

Par bouturage
- Prélever quelques boutures de l’arbuste que l’on a choisi de former en bonsaï, pour en avoir au moins une qui reprendra.
- Après deux ans en pleine terre, commencer la taille de formation comme pour les arbustes issus de graines et continuer selon le même procédé.

Par greffage
- Différentes méthodes de greffage sont possible selon la forme souhaitée.
- La greffe laisse néanmoins une cicatrice qui n’est pas très esthétique sur un bonsaï.

Erable

Par marcottage
- Cette méthode donne rapidement un arbuste enraciné qu’on peut former comme le jeune obtenu par semis.

Les espèces les plus faciles
- La majorité des conifères (genévrier, pin, mélèse, épicéa... )
- Les feuillus : azalée, cotoneaster, érable, hêtre, orme, pommier d’ornement, prunier à fleurs.


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